Partons à la découverte du pays des collines avec la randonnée des saveurs

woensdag 28 augustus 2019
Cour de la ferme de l'Hôpital Notre Dame à la RoseCour de la ferme de l'Hôpital Notre Dame à la Rose

La randonnéee organisée ce 8 sptembre 2019 par le Rotary Club de Lessines vous permettra de parcourir l’histoire, le patrimoine, le folklore, l’esprit blagueur, l’art de vivre du Pays des collines, terre de légendes.  

pour plus d'informations sur la randonnée CLIQUER ICI .

 

La richesse architecturale de l’entité d’Ellezelles vient de la variété et de la qualité de son patrimoine traditionnel, lié à la physionomie générale de la région.  De beaux panoramas dégagent une belle palette de couleurs où domine le vert des prairies et des bois, ponctué des taches rouges et blanches des habitations.

Le patrimoine traditionnel se singularise par le style "tournaisien" (façades de briques avec baies en arc surbaissé encadrées d’une alternance de briques et de pierres de taille)  et "l’architecture de terre" dans les bâtiments civils et dans les édifices religieux. Une spécificité du Pays des Collines est l’architecture en torchis dont il reste quelques témoignages dans certaines vieilles fermettes.

Le cachet de la région provient aussi de la multitude de petites chapelles ou potales : chapelle de la Paix à Ellezelles, chapelle des Fièvres à Wodecq...

Vous aurez l’occasion de découvrir quelques éléments du patrimoine majeur de l’entité d’Ellezelles et notamment

1. La croix philosophe

La Croix Philosophe aurait été érigée au XVIIème siècle par un fermier voisin et «philosophe» qui aurait tenu parole après un vœu formulé un soir de grande frayeur. Ce qui compte ici c’est le calme du lieu et le superbe panorama à quasiment 360°.

2. L'Ecomusée des Collines

L'Ecomusée de Lahamaide permet de redécouvrir les gestes du travail de la terre et la vie rurale.

Les hangars agricoles des années 50 abritent les thèmes de la moisson et du travail de la terre selon les saisons. Les lieux se composent de différents batiments. Après un passage par l'Estaminet, les visiteurs partent à la découverte des salles présentant la vie quotidienne et l'artisanat de nos campagnes. Il vient ensuite l'exposition des objets trouvés sur le site du Château du comte Lamoral d'Egmont.

L'Ecomusée dispose également d'un espace destiné aux expositions temporaires, sur des thèmes liés à la vie rurale, comme les moulins ou le pain,

3. La Chapelle à CaillAux (Cailloux)

Bien que bâtie sur le territoire de Wodecq, la chapelle fait partie de la paroisse Saint-Antoine de Padoue du Grand Monchaut, hameau d'Ellezelles tout proche. Comme l'indique à l'intérieur une pierre et, bien que reconstruite en 1897, c'est à la fin du 17e siècle que cette chapelle fut érigée. Elle est dédiée à Notre-Dame du Mont Carmel. On y venait  prier pour les maladies de la peau. Comme les champs qui l'entourent sont parsemés de cailloux, elle a pris tout naturellement le nom de « chapelle à cailloux »

4. La chapelle saint Pierre (arbre Saint pierre)

La chapelle Saint Pierre aux liens, patron des prisonniers, datée de 1701 contenait une statue de Saint pierre habillé en pape en bois  qui a été volée entre la fin XVI ème et le début XVII ème.

5. LE Chateau du Mylord

Le restaurant du Château du Mylord, qui affiche deux étoiles, se niche avec bonheur dans une ancienne demeure anglaise, dans un parc de 3 ha. Le château fut en effet construit en 1861 par un lord anglais, Mr GUBBINS, connu et désigné sous le nom de Mylord, Gouverneur de son pays dans les Indes orientales il a épousé une personne d’Ellezelles, Dame Bellonie Créteur en 1849. Sa demeure est caractérisée par son style d’époque, sa tour, ses murs blancs, son allure de château normand et son superbe jardin. C'est un témoignage de l’architecture du siècle dernier corrigée par l’esprit original d’un général anglais.

6. LE Centre d'Accueil, de Colloques et de Séminaires (CACS)

Le CACS est inauguré en juin 2010. Le nouveau complexe a été construit à l’emplacement du fameux café où avait été découvert la toxine du botulisme qui permettra à Ellezelles d’acquérir une notoriété mondiale dans les milieux scientifiques. 

C'est en effet le 14 décembre 1895 qu'un événement tragique survient à la suite d'un banquet organisé par les musiciens de la fanfare "Les Amis Réunis". Malheureusement, la viande servie était avariée et de nombreux musiciens furent malades. 

Un pharmacien gantois, Émile van Ermengemen étudiant la viande consommée, isola la toxine botulique.  C'est ainsi que désormais, dans tous les traités de toxicologie du monde, le nom d'Ellezelles est associé à celui de la fameuse toxine.

Rassurez-vous, nos produits sont frais et les recommandations de l’OMS sont respectées scrupuleusement ...

7. La Place d’Ellezelles

La Place rénovée en 1999 a servi à juger les neuf malheureuses femmes accusées de sorcellerie en 1599 et en 1610 dont la célèbre QUINTINE qui a donné son nom à une bière que vous ne manquerez pas de déguster à votre retour. 

L’Eglise Saint-Pierre-aux-liens dont la construction s’échelonne du 15ème siècle à la fin du 18ème siècle. La tour est gothique. La base et le porche en pierre de Tournai relèvent du groupe scaldien et datent du XVème siècle. L’étage en grès vert-blond  avec un millésime de 1643 qui indique sans doute une restauration importante. Le chœur de style gothique hennuyer est du XVIIIème siècle.  Derrière l’Eglise, vous découvrirez le pilori orné de deux gueules de lions où chaque année débute le sabbat des sorcières au mois de juin

Côté gauche de la place au numéro 15, dominée par sa tour espagnole et son colombier assez particulier, l’ancienne demeure de la princesse Marie Louise de Rohan-Soubise de 1644 (datée par ses ancres). Le premier niveau en briques et moellons d’origine est surélevé d’un étage au XVIIIème siècle transformé au XIXème. La princesse Marie Louise de Rohan-Soubise comtesse de Marsan (Paris, 7 janvier 1720 – Ratisbonne, 4 mars 1803) a été gouvernante des enfants de Louis XV dont Louis XVI. Elle était connue pour être propriétaire de 100 moulins dont le moulin du Cat Sauvage, à Ellezelles. Selon la légende, le centième moulin était un modèle réduit en or qui se trouvait sur sa cheminée.

A droite de l’Eglise setrouve la Maison du Pays des Collines, ancienne maison communale depuis le mois de juin 2000. Elle est le centre d’accueil avec son parcours-spectacle consacré aux collines mais aussi le point de départ du sentier de l’étrange.

8. Le sentier de l’étrange

Il se passe de bien étranges choses dans ce village du beau Pays des Collines. L’insolite apparaît à chaque coin de rue, dans les bosquets ou encore l’orée d’un bois invitant le promeneur à une agréable balade de 7 km. 

L’idée d’une promenade en pleine nature, agrémentée de sculptures, bas-reliefs représentant des lutins sorcières… ou autres diableries germa dans les années 80 dans la tête de Watkyne, (Jacques VANDEWATTYNE) cet initiateur du folk-art, des sabbats et autres ludiques festivités locales..

Vous y rencontrerez

Hercule Poirot : Le célèbre détective d’Agatha Christie, le petit Belge qui savait si bien résoudre les énigmes les plus compliquées serait né à Ellezelles le premier avril 1850 Mais oui, vous avez bien lu, Poirot est un enfant d’Ellezelles! Incroyable, n’est-il pas vrai!!!

Quintine: Mons a son petit singe, Ellezelles a sa sorcière. C’est Quintine, eul Chorchîle d’eul Lzîles. Elle est en fonte et est placée à l’entrée de la Maison du Pays des Collines. Elle est bénéfique.Vous passez votre main sur la tête de Quintine et si vous parvenez à répéter avec le bon accent : "Houp,houp, riki, rikète, padzeur les haies et les bouchons (buissons) vole au diâle èt co pu lon", vous pouvez formuler un voeu, il sera exaucé! étrange, n’est-il pas?   

“Eul Pichoure”, la sorcière qui sans pudeur se soulage en public! Cette fontaine en bronze débite de l’eau potable, et à l’occasion la célèbre bière locale “La Quintine”. Cette sorcière effrontée est la concrétisation de l’esprit frondeur et machiavélique ellezellois.

mais aussi des totems, des chouettes, des monstres en béton, des sorcières et des diables

9. Le moulin du Tordoir    

Déjà cité en 1276 dans le Vieil Rentier d’Audenarde, ce moulin à eau a donné son nom au ruisseau et à la ferme qui l’englobe. Comme son nom l’indique, ce moulin servait à tordre des graines (noix, faînes…) pour en extraire l’huile, et ceci jusqu’à la Première Guerre mondiale. L'extraordinaire état de conservation des pièces de bois du mécanisme et des meules en font une richesse du patrimoine du Pays des Collines. En 2000, le moulin est doté d'une nouvelle roue en métal. Techniquement, celle-ci est assez intéressante car elle combine la force de l’eau pour la roue à aubes et le poids de l’eau pour la roue à augets. La restauration des vannes et du mécanisme intérieur permet la remise en marche du moulin.

10. LA FERME DU DORLOU

La ferme du Dorlou à Wodecq est un quadrilatère du XIXe siècle qui regroupe autour d’une grande cour pavée, à fumière centrale, des bâtiments en briques et calcaire. La grange est datée 1840.

La ferme fonctionne en agriculture biologique depuis 1990. La cour intérieure, telle une place de village, est entourée d’une salle d’accueil, d’une boulangerie-pâtisserie, d’une boucherie-charcuterie, d’un magasin-épicerie, d’un gîte à la ferme et du corps de logis. Un camping à la ferme et l’accueil de groupes (ferme pédagogique) complètent les activités développées à la ferme.

11. Le Moulin d’Ogy (Pont Madeleine)

Le moulin est situé au confluent de deux ruisseaux le tordoir venant de Wodecq et le ruisseau d’Ancre venant de Flobecq. Le moulin à eau est mentionné dans les archives depuis le XIIIème siècle. Il fut incendié à plusieurs reprises, notamment en 1916 et reconstruit dans la forme actuelle en 1917.  

12. LA VIA TENERA

En 1421, une confrérie de Saint Jacques  s’est constituée à Ath autour de confrères ayant effectué le pèlerinage vers Compostelle.

Cette confrérie  a créé une chapelle qui est encore visible dans la cour d'un immeuble de la Grand-Place d’Ath ainsi qu’un hôpital Saint-Jacques (autrefois au quai Saint Jacques) pour recevoir les pèlerins étrangers ayant fait le voyage à Compostelle.

L’hospice saint Jacques d’Ath hébergeait des pèlerins venant notamment d’Alost et de Lessines où des confréries sont attestées depuis le XVIème siècle. Ces pèlerins empruntaient la Via Tenera (Voie de la Dendre) jusqu’à ATH, d’où une route les conduisait à Valenciennes.

L’Association Belge des amis de Saint Jacques de Compostelle a décidé de recréer la Via Tenera, nouvelle opportunité de liaison entre les Pays-Bas, le Nord du Pays et la France.  

Le premier tronçon DEUX-ACREN- ATH de la Via TENERA a été inauguré le samedi 9 septembre 2017 par les autorités civiles et religieuses par la pose symbolique d’une coquille  devant l’hôpital Notre Dame à la Rose  à Lessines et à l’Eglise Saint Julien à Ath.

La randonnée des saveurs empruntera une partie de ce tronçon historique entre Deux-Acren et Lessines balisé par la célèbre coquille jacquaire.    

13. LE CHARGEUR À BATEAUX DES CARRIÈRES UNIES (1922)

Surnommé dans le dialecte lessinois « el truc à batchos » c'est un vestige unique d’archéologie industrielle construit par les ateliers de l’Est de Marchienne au Pont sur l’ancien quai de chargement des carrières Tacquenier. Son alimentation se fait par raison de 150 à 175 tonnes à l’heure. Il comprenait 4 soutes dont la capacité totale dépassait celle d’un bateau.

14. L' HOPITAL NOTRE DAME A LA ROSE

Bâti le long de la Dendre, au cœur de la ville de Lessines, l’Hôpital Notre-Dame à la Rose est une ancienne institution hospitalière, fondée en 1242 par Alix de Rosoit épouse d’Arnould IV d’Audenaerde  et confiée à des sœurs augustines. Il est un des derniers ensembles complets et autarciques d’Hôtels-Dieu du Moyen Age. L’hôpital fonctionna jusque dans les années 1980. Il est depuis lors transformé en musée, présentant une collection impressionnante d’objets usuels  témoins de l’évolution de la médecine, de la chirurgie et de la pharmacie au long des siècles Un jardin des plantes médicinales y est également implanté depuis le 18ème siècle. A ne pas manquer : le cloître gothique, une petite merveille architecturale.

Déjà reconnu patrimoine majeur de Wallonie, l’Hôpital est un patrimoine d’exception de la Wallonie picarde. En 2012, l’ancien Hôtel-Dieu sort d’une phase importante de restauration. Cet imposant chantier s’est étalé sur plus d’une décennie et a nécessité plus de 20 millions d’euros d’investissements, en partie octroyés par les fonds européens. Depuis, l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines a introduit un dossier pour être reconnu patrimoine mondial de l’Unesco  en association avec d’autres partenaires, flamands (Bruges, Gand, Anvers, Geel…) ou français (Beaune, Tournus, Baugé, Hautefort, Tonnerre, Charlieu…).

N'oubliez pas de visiter les jardins de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose

Au plaisir de vous rencontrer ce huit septembre 2019


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  • Moulin du TordoirMoulin du Tordoir
  • Chapelle à caillouxChapelle à cailloux
  • Carte de la Via TeneraCarte de la Via Tenera
  • Via Tenera le long de la DendreVia Tenera le long de la Dendre
  • Hôpital Notre Dame à la RoseHôpital Notre Dame à la Rose
  • Hôpital Notre dame à la RoseHôpital Notre dame à la Rose