Bulletin du 16 août 2019

Friday, 16 August 2019
Dominique Chevalier veille à ce qu’aucun grain de sable ne vienne enrayer la belle mécanique. ÉdA – 5059964306Dominique Chevalier veille à ce qu’aucun grain de sable ne vienne enrayer la belle mécanique. ÉdA – 5059964306

Depuis le début du Ath Open, tous les services-clubs de la région et depuis quelques années la Jeune Chambre Economique participent à l'organisation du tournoi.

Chaque club est représenté par un membre au sein du comité d'organisation où une tâche bien définie lui est réservée. Stéphane DUPUIS est notre représentant au conseil d'administration du Ath Open  

Chaque année une soirée des services-clubs rassemble tous les clubs de la région dans une ambiance conviviale.

Notre club était représenté  par 19 membres et conjoints. 

En guise de rapport , nous vous proposons l'interview de la directrice du tournoi.

Rencontre avec Dominique Chevalier, directrice du tournoi.

Elle forme avec Jean Dauge, le juge-arbitre du tournoi, «un duo de choc», comme on nous l’a soufflé à de multiples reprises. Dominique Chevalier, c’est le visage féminin du Ath Open! Celle qui endosse le rôle de directrice de la compétition. Ça englobe tout ce qui n’est pas visible! Toute la partie à l’ombre d’une organisation qui roule, sinon elle ne fêterait ses 20 ans! Appelez-la Dominique ou bien Madame la directrice – «les deux me vont, rigole-t-elle, le premier est plus familier et correspond à l’image du tournoi; le second est plus officiel et me fait bien rire!» – c’est comme vous voulez, de toute façon elle vous répondra avec sa bonne humeur.

Dominique, comment se porte, en plein tournoi, la directrice?

Ça va même si c’est un peu compliqué cette année avec le contingent de joueurs qu’on a accepté d’inscrire. On sait que 60 est un chiffre qui nous convient bien vu nos installations et les quatre jours de compétition. On en a pris plus pour faire plaisir et vu le temps capricieux, on doit cavaler pour caser les matches. Et comme les joueurs ne nous facilitent pas la tâche en disputant des rencontres à rallonge… Mais ça va aller! On a toujours fini dans les temps. Cela ne va pas changer cette année!

On entend dire que l’Ath Open est une grande famille; si Jean Dauge est le patriarche, vous tenez quel rôle dans la tribu?

Sans doute celui de la matriarche! Jean est un pionnier car il est là depuis la première édition créée avec Vincent Vermeersch et Roland De Meersman qui occupait alors le rôle de directeur de tournoi. Je me suis investie à l’Ath Open dès sa troisième édition lorsque le tournoi est arrivé au RTC Ath. Je faisais partie du comité de ce club et j’ai émis le souhait de m’impliquer dans l’événement. Je vis ici ma 18e édition.

Dites-nous tout: que fait une directrice de tournoi?

Je m’occupe de tout ce qui ne touche pas au tennis. Ça, c’est pour Jean! Mon boulot, c’est tout ce qui attrait à la logistique: les logements, les repas, la remise des prix, les relations avec les fournisseurs, les navettes… En gros, la face cachée du tournoi! C’est un travail de fourmi qui n’est pas visible…

Mais qui est indispensable…

Je suis contente de vous l’entendre dire. C’est un travail de l’ombre mais ça ne me déplaît pas même si je pense tout doucement à passer la main. Je vais sans doute faire encore un an mais après la 21e, je ferai un pas de côté. Le tout sera de préparer la relève. Je n’ai pas envie de partir en disant: «Tirez désormais votre plan!» L’idée est de développer une vraie structure avec plus de personnes qui se répartirait mieux les différentes responsabilités.

Souvent, un événement s’arrête à l’issue d’une édition anniversaire ou continue jusqu’à l’anniversaire suivant; l’Ath Open fêtera-t-il ses 30 printemps en 2029?

Chez nous, on compte plus de cinq en cinq mais oui, il n’y a pas de doute, l’Ath Open vivra jusqu’à ses 30 ans. En tout cas, réservez déjà quelques jours en août 2020 car le tournoi est déjà inscrit au planning ITF.

Pour les novices, ITF, c’est le circuit international; l’Ath Open est inscrit comme un tournoi de niveau trois, n’avez-vous pas l’envie de le faire évoluer en termes de catégorie?

Non! On y a déjà pensé mais si c’est juste pour se dire qu’on va attirer plus de joueurs du top mondial, ça ne sert à rien. Si c’est juste pour la gloriole, il vaut mieux s’abstenir! Si on venait à quitter notre standing d’ITF 3, on se priverait de toute une catégorie de joueuses et joueurs moins bien classés qui privilégient le tennis comme un loisir et non comme un job. Ça ne cadrerait pas avec notre volonté de promouvoir le tennis en fauteuil. On ne veut pas remplacer ces joueurs par des chasseurs de prize-money. Ça dénaturerait l’événement!

SES PRÉFÉRENCES

«Mon chouchou? Lahcen!»

Comme une directrice de tournoi n’a pas forcément le devoir de la neutralité, on a posé la question suivante à Dominque Chevalier: s’il ne fallait retenir qu’un joueur passé en 20 ans par l’Ath Open? «Lahcen Majdi, un Français d’origine marocaine qui n’est malheureusement pas là cette fois. C’est mon chouchou car il est poli, gentil et courtois, n’a jamais un mot plus haut que l’autre, est correct avec tout le monde! Il a en outre un style de jeu me rappelant Ivan Lendl. Il a tout pour me plaire!»

«Un vecteur d’émotions»

Un moment d’émotion particulier vécu à l’Ath Open? «Il y en a énormément parce que le tournoi en lui-même est un vecteur de grandes émotions. J’ai en tête une soirée de gala vécue dans un hôtel il y a de ça quelques années avec une joueuse équatorienne qui avait interprété une chanson de son pays. C’était magnifique avec bon nombre de personnes présentes en larmes ce soir-là!»

Interview : Loïc DEFOORT - L'Avenir

La 20eme édition du Ath Open, tournoi de tennis en fauteuil roulant a débuté ce mercredi. Au fil des ans l'événement n'a cessé de grandir et est devenu l'un des plus grands tournois du genre en Belgique. Et quand on parle du Ath Open, le nom de Jean Dauge n'est jamais très loin. C'est lui qui en est le fondateur